Budget fédéral 2018
UN BUDGET STRUCTURANT POUR L’ÉCONOMIE, MAIS NÉGLIGEANT POUR LES FINANCES PUBLIQUES CROIENT LA CCIL ET LA FCCQ

Laval, le 27 février 2018 – La conjoncture économique favorable actuelle donne assez de marge de manœuvre au gouvernement pour résorber le déficit, selon la Chambre de commerce et d’industrie de Laval (CCIL) qui joint sa voix à celle de la Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ). Malheureusement, c’est le contraire qui nous est présenté aujourd’hui. L’absence de volonté de résorber le déficit maintenant nous rattrapera quand la conjoncture économique se détériorera, tôt ou tard.

« La situation économique du Canada ne doit pas permettre au gouvernement fédéral de baisser la garde sur des enjeux comme le retour à l’équilibre budgétaire, l’impact de la réforme fiscale américaine sur la compétitivité des entreprises canadiennes et l’incertitude liées aux négociations de l’ALENA », ont déclaré Stéphane Forget, président-directeur général de la FCCQ, et Chantal Provost, présidente-directrice générale de la CCIL. Dans le contexte actuel, le gouvernement fédéral aurait été bien avisé d’envoyer un signal clair sur la manière dont il entend préparer l’économie canadienne face à la réforme fiscale américaine, afin de préserver la compétitivité des entreprises.

La réforme Morneau

« Quant à la réforme de la fiscalité des sociétés privées, le gouvernement fédéral avait donné suite, cet automne, à un certain nombre de revendications des entrepreneurs. Toutefois, en allant de l’avant avec sa modification du traitement fiscal des placements passifs, le ministre envoie un très mauvais signal, ce qui aura un impact sur la croissance des entreprises et ne manquera pas d’affecter négativement le réflexe entrepreneurial », a affirmé Chantal Provost.

Investissement en recherche et en innovation

« Par ailleurs, certaines mesures comme l’investissement important en recherche et innovation, annoncé dans le budget fédéral, constituent des gestes structurants pour l’économie canadienne et positionnent les entreprises favorablement face à la concurrence mondiale », affirme Stéphane Forget. « Cet effort étendu du gouvernement fédéral, soutenu dans le temps, dénote un engagement à long terme en faveur de l’innovation. »

Mesures pour soutenir les femmes en affaires et l’égalité des sexes

La CCIL salue la volonté du gouvernement de soutenir les femmes en affaires en mettant en place des stratégies visant à faciliter le développement de leurs compétences et à améliorer leur accès aux capitaux notamment.

Équité fiscale entre les différents fournisseurs de biens et services intangibles

La FCCQ et la CCIL demandent depuis des années que le gouvernement fasse en sorte qu’il y ait une équité fiscale entre les fournisseurs de biens et services intangibles, étrangers et canadiens, comme pour les biens tangibles. Le cas Netflix est le plus spectaculaire exemple de l’approche néfaste préconisée par le Canada actuellement.  Pendant que le Canada fait du sur-place, plusieurs autres États ont adopté des mesures fiscales pour offrir à leurs entreprises un environnement compétitif et équitable à l’ère du numérique. Il n’y a pas de raison pour que le Canada n’évolue pas sur cette question.

Réforme de l’assurance-emploi

La FCCQ et la CCIL avaient aussi réclamé une réforme de l’assurance-emploi afin que ce programme atteigne plus efficacement ses objectifs, une demande qui est restée lettre morte. De plus, il n’y a pas de réelle injection de fonds supplémentaires dans la nouvelle allocation canadienne pour le travail, une bonne nouvelle en soi, mais qui ne vient que compenser les hausses de cotisations au régime public de retraite (RPC et RRQ).

 

 

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